LE P'TIT CREME 
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Une sélection "Site en Beauce" : Leur site à eux !

Leur dernier album "Sur le Pressoir"



bon de commande

Le P’tit crème vient d’éditer un nouveau CD d’hommage à Gaston Couté. Après Les électeurs, voici donc une nouvelle cuvée intitulée Sur le pressoir ! Onze textes de Gaston Couté cohabitent avec  une chanson de François Béranger intitulée Tous ces mots terribles. Sûr que s’ils avaient été contemporains ces deux gars là se seraient acoquinés et auraient bu quelques gorgeons ensemble.

Ce nouveau CD rassemble ainsi La Toinon, Monsieur Imbu par Bernard Gainier, La chandeleur  ou Saoul mais logique et Les tâches, puis  Le tournevire aux vaisselles ou des textes que je découvre comme La chanson du braconnier, Le deuil du moulin ou la chanson du dimanche.

Sûr aussi que je ne suis pas la spécialiste de Gaston Couté de la tribu des Reimsoreille, mais on m’a offert ce CD et je me suis prise au jeu !

La poésie populaire de Gaston Couté guide l’interprétation d’artistes comme Bruno Daraquy ou Bernard Meulien, alors que Le p’tit Crème a opté pour une interprétation plus contemporaine, moins patoisante et plus chantée qui met bien en valeur l’éternelle actualité des textes de Gaston Couté.

Brigitte Fourquet (Reims Oreille)

Mars 2002 : Le P'tit Crème vote pour les Electeurs...

Voilà encore des gars qui font reluire le Gaston comme un sou neuf… Ça swingue, ça balance, un peu manouche, un peu musette. Un beau p'tit n'accordéon, la belle guitare et la voix de Jean Foulon et les autres derrière, François , Bruno, Michel et Cédric, tous derrière, mais bien présents ! Des musiques à eux, quelques reprises, mais tellement lointaines des originales, totalement "digérées".
Et puis ces gars généreux accordent quatre plages de leur CD pour quatre textes dits par Bernard, celui dont Claude Duneton parle dans son livre "La mort du français" comme d'un "paysan qui dit Couté comme un prince"…

Les Electeurs 

LES ELECTEURS :

Les conscrits
La paysanne
Les électeurs (texte dit par B. Gainier)
Le petit qui pleure
Le patois de chez nous
Le foin qui presse (texte dit par B. Gainier)
La Julie jolie
Va danser (musique de M. Legay)
Le gas qu'a perdu l'esprit (musique  G. Pierron)
Le christ en bois (texte dit par B. Gainier)
En revenant du bal
Le charretier (texte dit par B. Gainier)
Les cailloux (musique G. Pierron)

Leurs "Conscrits" sont un peu manouches, même beaucoup, et on a presque envie de les suivre au pas, ces cons-là (je parle des conscrits)…
Encore la belle guitare de Jean Foulon sur la "Paysanne", terriblement actuelle :
         Et méprisons la gloire immonde
         Des héros couverts de lauriers :
         Ces assassins, ces flibustiers
         Qui terrorisèrent le monde !

Une chanson à faire chanter par le public… qui pourrait bien remplacer les Mangeux d' terre qu'on chante habituellement à la fin des soirées Couté.
Avec le "Petit qui pleure" ils ont choisi un texte moins connu pour en faire une jolie ballade mélancolique.
Leur "Patois" de chez eux balance aussi pas mal… et la voix de Jean Foulon est claire et nette : on n'en perd pas une bouchée, on entend les textes !
Ils reprennent aussi deux tubs de Gaston, chantés autrefois par Edith Piaf : la "Julie jolie" et "Va danser". La Julie jolie sur une musique à eux, Va danser sur la musique de Marcel Legay chantée par Jean avec sa seule guitare.
Puis le très beau "gas qu'a perdu l'esprit", un des grands moments de l'album !
Avec "En revenant du bal", autre merveille, très swing, très rapide… Merde ! C'est beau…
Et puis les "Cailloux", plus classique, moins innovant, mais toujours très beau...

Ils laissent quatre textes à l'agriculturé de Meung : Les "Electeurs" (qui est le titre de l'album… bizarre ?), "Le foin qui presse", "Le christ en bois" et "Le Charretier". De la belle ouvrage de bon paysan ! Bernard dit Couté, comme il respire…

Le P'tit Creme

Fondé en 1992, ce groupe orléanais mêle chant, mandoline, basse, accordéon, guitare et percussions. Il joue du blues, du country et du folk, en interprétant le poète bauceron Gaston Couté.

Animés par la passion de la musique, cinq copains saranais ont décidé de créer, en 1992, un orchestre associatif: " Le P'tit Crème ".Jean, "le gaucher", guitariste chanteur, François, bassiste, Bruno, guitariste joueur de mandoline et Dominique, percussionniste, se retrouvent à l'époque autour de Rachel, la chanteuse du groupe, pour interpréter "un peu de tout", comme ils disent. Mais le groupe a aussi ses créations, qu'il mêle aux standards folk de la chanson française.
Un répertoire varié très cosmopolite, présenté lors des fêtes populaires saranaises et des villes environnantes-Ils sont alors remarqués pour la première fois à la fête de la CGT en 1993 par Claude Antonini, actrice et chanteuse, qui leur offrira la première partie de son spectacle à la salle de l'Institut.

" Un souvenir mémorable " selon le groupe, mais aussi un déclic, puisqu'ils décident, dès lors, de chanter du Gaston Couté. Le succès ne se fait pas attendre, malheureusement sans Rachel qui, pour des raisons professionnelles, doit quitter le groupe.Premier CD du P'tit Crème

Arrive alors Estelle et son accordéon, qui les accompagne dans les bars-concert de la ville, le Paris-Londres ou le Caveau des Trois-Maries par exemple. Pourquoi Gaston Couté ? "Parce qu'il était du coin comme nous et surtout pas comme tout le monde ! ". " Je connais les textes de Gaston Couté depuis toujours. Son état d'esprit correspond à nos idées! " rajoute Jean, le leader.
En bref, une histoire de copains qui se poursuit aujourd'hui par la création d'un premier CD (disponible à l'adresse ci-dessus contre un chèque de 105 F à l'ordre du P'tit Crème). Un album d'une quinzaine de titres, qui reprend avec émotion, les superbes textes engagés, d'un poète souvent incompris dans notre région.

Les musiciens du " P'tit Crème " aimeraient bien lui lancer un autre clin d'œil en interprétant ce répertoire dans sa ville natale de Meung-sur-Loire.

LA REPUBLIQUE DU CENTRE – 20 JUILLET 1998

 

Dimanche 15 octobre 2000 – Bibliothèque d'Auxerre

Ils avaient fait ça bien à la bibliothèque d'Auxerre! Partout sur les murs, sur les vitres et même sur l'ordinateur qui gère les prêts, l'affiche rouge du P'tit Crème avec un énorme Gaston buvant son café… Pas mal ! Ils auraient pu faire de cette journée du livre une journée Prévert comme tout le monde. Non ! Couté… Et pourtant ici, il y en a des clochers. A première vue, c'est pas des anars dans le coin ! D'ailleurs, la bibliothèque municipale ressemble à une église laïque, mais sans clocher ni cloches à l'intérieur…L'affiche du P'tit Crème

Le spectacle était à 15h30… dans l'auditorium ! Oui, l'auditorium… Si Couté avait su qu'un jour il aurait sa place dans un auditorium, il ne serait pas monté à Paris, il serait venu à Auxerre… comme entraîneur de foot peut-être. Parce que, quand même, il y avait foot ce jour-là : la Bourgogne allait se taper sur la gueule avec le Bordelais. Et les affiches du match étaient encore plus grandes que celles de Couté et puis ils en avaient mis partout ! Gaston allait avoir la partie difficile !

Et finalement, non ! L'auditorium était plein… Il y avait au premier rang trois dames d'un âge respectable qui avaient dû se dire que le P'tit Crème ça devait être un thé dansant ou un goûter. Dans le fond, habillés tout en sport avec la casquette de rappeur, étaient assis quatre petits beurs (je ne savais même pas qu'il y avait une banlieue en Bourgogne) : Nick Gaston, ça sonne un peu la zone ! "Il a soupé du louép de su' le tenv' à la rètte..." Il y avait même le pharmacien d'Auxerre, avec sa femme et ses deux fils, aussi mon beau-frère, ma belle-sœur et mes neveux. Bref ! Il était plein comme un œuf, l'auditorium…

Et en face, les gars du P'tit Crème avec tous leurs instruments. De gauche à droite, Michel Monnier à l'accordéon,François Gerbel à la basse, Cédric Vingerber à la batterie (plutôt un ensemble de gamelles en cuivre et de poêles à frire), sur le devant de la scène la guitare et le tabouret de Jean Foulon,le chanteur, et enfin Bruno Méranger à la guitare électrique près de la mandoline. Plus loin, dans un coin, Bernard Gainier, qui avait déserté ses bords de Loire pour les bords de l'Yonne. Les gars étaient un peu tendus quand même, pas trop tournés vers la contrepèterie pour le quart d'heure…

La presse locale, barbichette en bandoulière, fit son entrée et nous photographia. Deux flashes ! Je me demande à chaque fois pourquoi la presse locale, toujours libérée et/ou républicaine, prend des photos des spectateurs… J'imagine la tronche de mon beau-frère quand il va se voir dans le journal. Alors, Monsieur écoute du Couté ? Monsieur ne va pas au football ? Dur à gérer, tout ça… Moi, je m'en fous : je n'habite pas là-bas…

Et puis, Hélène de la bibliothèque a introduit (c'est comme ça qu'on dit ?) le P'tit Crème. Et Bernard s'est levé, nous a dit qu'il se demandait bien ce qu'il était venu faire si loin de ses poules et ses canards. Il nous cita du Dimey !!! Du Dimey qui parlait de Couté :

"J'entend les violons... T'en souviens-tu, Marie?
Va danser...Taisons nous pour mieux les écouter.
Allons rue St Vincent...Je t'aime bien, Marie...
Puis nous remonterons la rue Gaston Couté."

Et nous eûmes pour commencer "La dernière bouteille"… Je ne le répèterai pas à chaque fois, mais la prestation fut très bonne, la musique très belle, avec des adaptations très personnelles (des musiques de Gérard Pierron ou Marc Robine), mais surout des musiques originales… et le public fut excellent. Un p'tit coup de jeune au Gaston, ça ne fait pas d' mal ! Ce fut ensuite "Le gars qu'a perdu l'esprit". Et là, les p'tits beurs se levèrent… J'ai eu envie de leur dire :"Restez et écoutez ! Gaston , c'est le grand père de tous vos Stumy, MC et compagnie ! C'est un rappeur ! Il se sert de sa langue pour dénoncer…" François, à la basse, les a regardés en souriant. Et moi je n'ai rien dit…
Bernard, qui en plus d'être agriculteur et parfois consultant sur France-Culture, est aussi historien et géographe, nous expliqua qu'au moment de la Commune les Versaillais avaient été obligés de réquisitionner des terrains pour pouvoir en faire des cimetières et ainsi faire face à la demande, et notamment des terres appelées "champs de navets", qui arrivés en Beauce étaient devenus le "Champ de naviots"… D'où le titre de la chanson bien connue… qui n'est pas le "chant de naviots", comme ertains l'ont cru ! Puis il nous expliqua – mais là je doute quand même… - que le Missouri et le Mississipi étaient des affluents des Mauves, que les champs de blé qu'on voit près d'Orléans sont en fait des champs de coton et que la version blues du "Déraillement" était la version d'origine que Couté aurait chantée ! Pas sûr ?

Le P'tit Crème chez Driss (2000)

Pour nous convaincre, il enchaîna avec "Le gars qu'a mal tourné" et "L'odeur du fumier", s'accompagnant uniquement de son patois et du sourire narquois qui fleurit sous sa fine moustache de mousquetaire. C'était parti ! Il avait conquis les trois dames respectables du premier rang, qui avaient déjà oublié leur thé dansant…

Les P'tit Crème revinrent pour "La complainte des Terr' Neuvas", "La Toinon", "L'amour anarchiste" et une petite nouvelle, toute mignonne et bien faite, "En revenant du bal". Ensuite, Jean, seul à la guitare, nous fit un très émouvant "Ramasseux d' morts".

Ils redonnèrent alors la parole au barde gaulois qui se lança dans "Les Gourgandines". Quelle entreprise ! Près de cent vers à balancer comme ça… Il faillit même se planter "au mitan du frayé", mais une des dames respectables le ramassa en lui soufflant… les quelques mots qui le firent repartir. Attention, Bernard ! On ne rigole plus : des spécialistes sont dans la salle !

Et encore des chansons, qui swinguent et balancent, des blues musette : l'accordéon qui danse, la guitare qui pleure, la mandoline qui rigole ! Très chouette ! Vous auriez dû venir… J'ai attendu mon ami du Québec jusqu'à 10 heures du matin… et puis j'y suis allé sans lui ! Il aurait pu entendre "Après Vendanges", "A l'auberge de la route", "Le fondeur de canons", "Sur la grand ' route" et la "La Julie jolie", encore plus jolie que d'habitude, une nouvelle Julie, pas triste, plutôt java… "La Julie jolie, tsoin, tsoin !" Pas mal ? Plutôt bien même. Vous auriez dû venir…

Pour répondre aux demandes de son fan club, les trois gourgandines du premier rang, Bernard nous dit "Monsieur Imbu" et "Les conscrits"
La prochaine fois, on aura droit à une version chantée des Conscrits, mais elle est encore en préparation : elle était encore un peu trop jeune, mais en mars elle sera à point. Et pour finir, une très belle version des "Cailloux" sur une musique de Gérard Pierron…

Mais… il y a toujours un mais… Dans le public, quelqu'un aurait aimé entendre autre chose… Non, pas "Les conscrits", pas "L'idylle des grands gars..." Non ! Autre chose… Bernard chantant comme Freddy Mercury (il en a déjà la moustache) "We are the champions" avec l'accent de Meung-sur-Loire… Mais ce sera pour une autre fois !

Salut ! Vous auriez dû venir… d'autant que Bordeaux a battu Auxerre...

    1997
    A l'auberge de la route
    Paroles de Gaston Couté, musiques de P'tit Crème, sauf contre-indications

Premier CD du P'tit Crème    01 Le dernière bouteille
        G. Couté - G. Pierron
    02 L'amour anarchiste
    03 Le déraillement
    04 A l'auberge de la route
    05 Les fondeurs de canon 
    06 Sur un air de reproche  
        G. Couté - G. Pierron
    07 Après vendanges 
    08 Complainte des Terras-Neuvas
        G. Couté - F. Deguelt
    09 Le deuil du moulin
    10 Sur la grand'route 
        G. Couté - M. Robine